Ronds de Sorcière

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Tuber melanosporum : le gel s’installe, les prix s’envolent!

“Un vent de Sibérie souffle sur la Bohêêêêême…” 

Le froid a affolé le marché de la truffe au pied du Tricastin. Alors que son prix atteint des sommets, la quantité touche ses plus bas. Les deux principaux marchés de gros, réservés aux courtiers (Carpentras et Richerenches) où s’échangent habituellement plusieurs centaines de kilos de truffes noires chaque semaine, ont connu ces derniers jours des volumes anecdotiques et des prix anormalement élevés.

Pour exemple : le 27 janvier sur le marché de Carpentras se sont vendus 450kg et le lendemain à Richerenches s’échangeaient 800kg à un cours moyen de 450€ le kilo (prix producteur à courtier).

Le froid sibérien s’installe, la terre gèle, les grognards grognent “Les femmes sont en colèèères aux portes des mouliiiiins…”

Le 10 février ne se vend plus que 26kg à Carpentras à 800€ le kilo et le 11 février à Richerenches, les courtiers n’achèteront que 60kg à plus de 750€ le kilo.

Le 14 février pour la Saint Valentin, le diamant noir atteint des niveaux rarement vus. 1.000€ le kilo à Lalbenque!

Cela a eu 2 impacts pour les particuliers et les restaurateurs : 1) La demande ne pouvant être satisfaite, beaucoup d’appelés et peu d’élus et 2) les heureux élus ont du débourser des sommes élevées pour se procurer ce précieux champignon.

En effet lorsque qu’un courtier achète un kilo de truffe à plus de 800€ le kilo, le consommateur lui l’achètera à plus 1500 voire 2500€ le kilo.

Nous devrions trouver encore de la tuber melanosporum jusqu’à début mars, en revanche méfiez vous, le gèle aura fait murir ce précieux tuber. Elle sera gustativement satisfaisante mais ne se conservera pas longtemps.

 A très bientôt et n’oubliez pas www.rondsdesorciere.fr

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L’homme qui plantait des arbres

… « La société de cet homme donnait la paix. Je lui demandai le lendemain la permission de me reposer tout le jour chez lui. Il le trouva tout naturel, ou, plus exactement, il me donna l’impression que rien ne pouvait le déranger. Ce repos ne m’était pas absolument obligatoire, mais j’étais intrigué et je voulais en savoir plus. Il fit sortir son troupeau et il le mena à la pâture. Avant de partir, il trempa dans un seau d’eau le petit sac où il avait mis les glands soigneusement choisis et comptés.

Je remarquai qu’en guise de bâton, il emportait une tringle de fer grosse comme le pouce et longue d’environ un mètre cinquante. Je fis celui qui se promène en se reposant et je suivis une route parallèle à la sienne. La pâture de ses bêtes était dans un fond de combe. Il laissa le petit troupeau à la garde du chien et il monta vers l’endroit où je me tenais. J’eus peur qu’il vînt pour me reprocher mon indiscrétion mais pas du tout : c’était sa route et il m’invita à l’accompagner si je n’avais rien de mieux à faire. Il allait à deux cents mètres de là, sur la hauteur.

Arrivé à l’endroit où il désirait aller, il se mit à planter sa tringle de fer dans la terre. Il faisait ainsi un trou dans lequel il mettait un gland, puis il rebouchait le trou. Il plantait des chênes. Je lui demandai si la terre lui appartenait. Il me répondit que non. Savait-il à qui elle était ? Il ne savait pas. Il supposait que c’était une terre communale, ou peut-être, était-elle propriété de gens qui ne s’en souciaient pas ? Lui ne se souciait pas de connaître les propriétaires. Il planta ainsi cent glands avec un soin extrême.

Après le repas de midi, il recommença à trier sa semence. Je mis, je crois, assez d’insistance dans mes questions puisqu’il y répondit. Depuis trois ans il plantait des arbres dans cette solitude. Il en avait planté cent mille. Sur les cent mille, vingt mille était sortis. Sur ces vingt mille, il comptait encore en perdre la moitié, du fait des rongeurs ou de tout ce qu’il y a d’impossible à prévoir dans les desseins de la Providence. Restaient dix mille chênes qui allaient pousser dans cet endroit où il n’y avait rien auparavant »…

Jean Giono

Extrait de : “L’homme qui plantait des arbres”

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La Sorcière a choisi l’hiver pour faire une toilette de printemps…

Alors que le “Farfadet”frileux se terre, c’est branle-bas de combat chez la Sorcière

Voici le nouveau site de la Sorcière  www.rondsdesorciere.fr

Vous y retrouverez toutes les informations de l’ancien, plus de nouvelles fonctionnalités, par exemple, notre blog où nous vous tiendrons fidèlement informé de l’évolution des truffières mais aussi les Bonnes Adresses de la Sorcière (BAS), des idées de recettes ou toutes informations utiles sur la truffe et ses amateurs.

Ouverture de la boutique de la Sorcière où nous vous proposerons tout au long de l’année des opérations avec des partenaires qui nous aurons particulièrement plu (plut, plues, plus…) bon, particulièrement sensibilisés… Et toujours notre page facebook ou twitter

Vous avez toujours la possibilité d’offrir un chêne à votre mie et d’ailleurs très bientôt le lancement du millésime 2012…

Pour l’ouverture du nouveau site, nous vous préparons, quelques belles surprises. tutututut… j’entends déjà certain : “Et mes truffes???”, nous n’en sommes pas encore là. Il faut attendre encore une saison. Plus exactement “Les Sacristains”,  millésime 2007, devrait délivrer son précieux trésor pour la saison 2012/2013

C’est pourquoi, dans le laboratoire de la Sorcière, nous travaillons à l’élaboration d’une gueulardise que les farfadets pourront aller cacher au creux de leur arbre….

A très bientôt

Cordialement

L’équipe de la Sorcière

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Une Bonne Adresse de la Sorcière - La Régalade

C’est vrai je l’avoue, je ne prends pas grand risque à vous présenter une Parisienne incontournable tenue  de main de maître par Bruno Doucet : “La Régalade”.

Je joue sur du velours, tranquille dans un sulky. En effet “La Régalade” est ce que l’on appelle une  institution, “une adresse”, plus exactement depuis peu ce sont 2 adresses, la grande sœur avenue Jean  Moulin et la benjamine rue Saint-Honoré.

Le chef fait partie de cette génération de trentenaires, qui ont fait leurs armes chez les grands, voir les  très  grands (Gagnaire, Vigato, pour ne citer qu’eux, excusez du peu) et qui ont ouvert leur propre bistrot  pour  proposer, à ceux qui ne franchissent pas les portes de ces étoilés, la gastronomie à des prix  maitrisés  (menu à 33€).

J’aime de plus en plus ces bistrots qui sentent l’amitié. Il n’est pas rare de voir attablé à “la Régalade” des  grands noms, des épées de la gastronomie qui viennent passer un bon moment.

J’aime ces adresses ou l’on est reçu généreusement. A peine assis, une terrine vous est apportée. Le souci  est de point trop en abuser afin de rester alerte pour la suite : ici une poitrine de cochon caramélisée et  lentilles vertes préparé comme un p’tit salé ou pour finir son légendaire riz au lait crémeux à la vanille.

Contrairement à bon nombre de bistrots qui ne misent que sur la qualité des plats ou de l’ambiance et en  oublie parfois les beaux flacons, vous trouverez, à la Régalade, une carte des vins très bien faite et  diversifiée. Je me souviens d’un dejeuner entre amis et surtout de cette bouteille rare, même dans les très  grandes maisons : un château Rayas d’une belle année que nous avions bu religieusement.

La Régalade
49, avenue Jean Moulin
75014 Paris
01 45 45 68 58

&

La Régalade Saint Honoré
123, rue St Honoré
75001 Paris
01 42 21 92 40

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